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mercredi, 30 juin 2004

La liste des livres libérés est prête !

Le Passe-livre c'est demain matin ! La liste des livres et des lieux est on ne peut plus stimulante. Ca donne envie de courir à travers tout Romans, de commerces en lieux publics... Bravo à l'équipe de la Médiathèque La Monnaie !

Un petit regret néanmoins : dommage pourtant que l'interface du passe-livre soit aussi complexe. On aurait pu imaginer quelque chose de plus simple (comme un blog dédié à l'opération qui permettait à tout à chacun de poster des commentaires dans la fiche du livre par exemple).
Aller, l'essentiel est là ! J'ai hâte de voir les premiers commentaires de lecteurs et de trouveurs !

Mise à jour : C'est demain matin (jeudi matin) et non pas ce matin ! Mes livres ont pris de l'avance... avis aux amateurs. J'ai besoin de vacances en tout cas, c'est net.

vendredi, 25 juin 2004

Du tri citoyen

Vous avez certainement entendu parler des Recyclades qui se tiennent, en ce jour de braderie, Place Jules Nadi à Romans (comme un peu partout en France d'ailleurs). Organisées par la Communauté de communes du Pays de Romans (tient au passage, à quand un site digne de ce nom pour la CCPR ? Un petit coup de main pour monter un blog ;-)) et le centre de tri du Sytrad, l'événement itinérant consiste en une exposition et des jeux pédagogiques (animés par les Décatalogués) autour des vertus du tri.
En fait, l'événement est surtout promu par les Eco-Emballages. Une société privée qui collecte des fonds auprès des industriels selon le volume et le type d'emballages produits et qui versent cet argent aux communes selon les quantités triées par leurs habitants. Les Eco-emballages payent une taxe (un tout petit pourcentage des produits qu'ils vendent) pour le tri et la promotion d'emballage recyclables (les fameuses pastilles vertes qu'on trouve sur tout les emballages). Ce sont donc les consommateurs qui au final payent cette taxe pour le tri (elle ne permet de financer qu'1/3 du coût de ce qui est trié alors que les industriels devraient s'acquitter de la totalité de la note comme c'est le cas dans d'autres pays européens) - en plus de celle qu'ils payent via la taxe sur les ordures ménagères.

Quand on s'y plonge un petit peu, on voit vite combien le tri est difficile et compliqué, et que les mesures élémentaires de tri (verre, papier, plastique d'un côté et le reste de l'autre) semblent en fait trop simples pour être réellement efficaces. En fait, on souhaite faire reposer le tri uniquement sur les citoyens, alors que les mesures qui contraignent les industriels sont toujours bien légères. Aujourd'hui, si 15 % du plastique seulement est recyclé, ce n'est pas tant de la faute des citoyens qui mettent de plus en plus celui-ci dans les bonnes poubelles, mais bien du fait de la trop grande variété de plastiques existants qui ne permettent pas tous d'être triés en centre de tri ni recyclés. On pourra bien éduquer tous les citoyens du monde au tri, tous les plastiques ne seront pas recyclés. Pourquoi donc continue-t-on à produire autant de verres différents ? Pourquoi continue-t-on à produire autant de variétés de plastiques ? Pourquoi les industriels continuent-ils à entourer les pots de yahourt de papier (alors qu'il faut les enlever pour les recycler) et que ceux-ci possèdent déjà un emballage en carton qui permet de faire du "marketing" dessus ? Pourquoi d'ailleurs n'oblige-t-on pas les industriels à ne produire que des pots de yahourts en verre (car pour l'instant, trier les pots de yahourts en plastique dans un centre de tri coûte trop cher par rapport au poid du pot...) ? Pourquoi continue-t-on à faire des plastiques fins d'emballages quand on sait qu'on ne sait pas les recycler ?...

Les entreprises membres d'Eco-Emballages se construisent une bonne image à peu de frais et sur le dos du consommateur qu'ils culpabilisent allégrement. Le pire, c'est que nos politiques ont plutôt tendance à les suivre plutôt qu'à les contraindre. Pour exemple, prenez l'expérience radicale menée par la Communauté de communes de la Porte d'Alsace qui a instaurée la pesée embarquée. Là-bas, les 15 000 habitants payent au poid leurs déchets. Ils sont donc devenus les rois du recyclage et mènent tout ce qui est triable aux décheteries gratuites. En 5 ans, le contenu des poubelles est passé de 400 à 80 kilos par ans et par habitants ! Un beau succès qui inspire beaucoup d'autres collectivités. Formidable me direz-vous ? Oui, en partie. Aujourd'hui, la Communauté de commune a dû faire marche arrière, car l'incinérateur local flambant neuf n'avait plus assez de matière à brûler...

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit surtout ! Il est vital de trier nos déchets ! Mais si la pédagogie ne s'applique qu'aux citoyens, ce n'est prendre le problème que par un seul bout. Les mesures incitatives voire obligatoires pour les industriels ne sont pas suffisantes, d'autant plus que de nombreuses mesures simples pourraient être prises.
Entre les factures qui augmentent et les gestes inutiles, cela risque surtout de démotiver encore plus les citoyens.


En ligne, je vous invite à regarder, si vous les avez râté, les deux reportages que l'émission Complément d'enquête a réalisé sur le sujet le 14 juin dernier : "La guerre des incinérateurs" et surtout "Un monde en plastique".
Quelques liens pour aller plus loin : Le ministère de l'Environnement, Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets, Planète Eco, Action Santé Environnement...

L'information publique : centralisée ou fédérée ?

Service-public Local est un service clé en main proposé contre abonnement aux collectivités locales par la Caisse des Dépôts et Consignations qui permet "au citoyen d’obtenir des informations administratives de proximité via le site internet de sa commune", comme l'explique ses promotteurs. Cette déclinaison du service en ligne librement consultable Service-Public.fr semble plutôt intéressante. Elle est d'ailleurs bien accueillie par les administrés et les agents des collectivités qui l'utilisent, comme c'est le cas à Vouneuil-sous-Biard par exemple. Ceux-ci sont certainement heureux de trouver à un clic de souris la réponse à certaines de leurs questions pratiques ou les formulaires dont ils ont besoin. Si le service peut se fondre dans le design de n'importe quel site web, il n'en reste pas moins que le contenu proposé est en grande partie figé - ce sont les fiches de Services-Publics.fr. Si aujourd'hui, il est pertinent sur des sites de collectivités innovants, que va-t-il devenir reproduit à l'infini sur des sites moins dynamiques ? Voila qui prépare un avenir formaté au web local, alors que justement, sa richesse et son succès tiennent à l'exposition de sa diversité. C'est une manière, encore une fois de le fermer sur lui-même plutôt que de l'ouvrir vers d'autres contenus, vers d'autres services... Le contenu local doit-il être un jardin clos où l'internaute-citoyen est un public captif, auquel on propose tous les services qu'il peut trouver ailleurs ? Ou doit-il être un jardin ouvert sur le reste de la ville, du monde : une passerelle sur l'ailleurs ?...
Service-public Local n'est-il pas la préfiguration d'un service minimum dupliqué à l'infini. Or, la démultiplication d'un contenu unique a aussi pour effet de l'appauvrir. Plutôt que de pousser les sites locaux à l'autonomie, on leur sert un contenu formaté alors que justement, la richesse des contenus tiennent à l'exposition de leur diversité, à l'expression de leur appropriation à chaque fois particulière.
Beaucoup d'autres services sont imaginés sur ce type de modèle centralisé d'ailleurs (dont le weblogue communal de Seignosse dont je vous parlais hier). Or, il me semble que des services fédérés seraient beaucoup plus intéressants. Le but n'est pas que tout le monde reprenne la même information, ou que tout le monde s'exprime dans le pré-carré qui lui est alloué, mais que chacun contextualise l'information, lui donne du corps, de la personnalité, des liens. La reprise de l'info dans les blogs par exemple montre bien que la contextualisation ou l'angle sous lequel chacun traite la même information, en donne tout le sel. Un contenu s'adapte à son public, à son auteur, au risque sinon de mourir. Le but n'est pas d'avoir une info unique, mais des commentaires multiples, une appropriation foisonnante ! Que ferait la ville de Seignosse, si demain, un site de mon type - ou pire - venait s'exprimer sur sa plate-forme ? Elle le censurerait ?
Je crois que l'appropriation des TIC par le plus grand nombre repose dans la pédagogie de l'autonomisation.

Un autre exemple très parlant, pour souligner une autre forme de ces types de modèles, Jean-Jacques Heilaud, Président de l'Apronet évoquait récemment sur la liste de discussion de Territorial.fr un des problème de l'Annuaire inter-régional des TIC et de l'administration électronique. Cet annuaire centralisé ne permet pas à chaque impétrant de modifier directement sa fiche (il faut envoyer un mail et un agent doit faire la modification). Or, comme il le souligne lui même, ces mises à jour peuvent représenter un coût considérable, généralement non évalué. Typiquement, nous avons là encore un modèle centralisé qui gagnerait à être fédéré.

Je ne sais pas si l'idée que je construis devant vous est totalement claire, mais il me semble qu'il y a dans cet aspect centralisation/fédération quelque chose d'essentiel. Non ?

Blogs municipaux pour citoyens

Via le toujours excellent Courrier de l'internet citoyen, le site de la petite ville de Seignosse (2 600 habitants) dans les Landes propose à ses citoyens de créer leurs weblogs sur le weblog participatif de la commune.
A mieux y regarder, on est plutôt dans une adaptation moderne des forums (il n'y a même pas de flux RSS, ni vraiment d'espace personnalisable). La société Je-Participe propose bien sûr son module à d'autres collectivités. Mais on est là, je pense, dans le contraire de ce qui fait un blog et de l'esprit même des blogs... Ca m'évoque plutôt le choix stratégique entre d'un côté les tenants de la centralisation et de l'autre, ceux de la fédération. Mais promis, j'y reviens demain matin, pour être plus clair si possible !

jeudi, 24 juin 2004

Des nouvelles du Trou

Le Trou - désolé pour le flou, c'est fait avec une webcam !
Le trou, c'est un peu notre Bulle de verre à nous, grâce à un réaménagement adéquat de la disposition de mon petit chez moi, mon bureau donne désormais sur "le Trou" et j'arrive du bout de ma webcam a atteindre la fenêtre (maudits fils #&@%£§!).
Depuis la dernière fois, le maire a exécuté ses menaces (non, non, nous n'y sommes pour rien du tout ;-). Les trottoirs ont donc été rendus au public (j'espère que la facture de leur réfection a été envoyée au promotteur !). Et les grandes bâches plastiques moches ont été enlevées. Et puis voilà...

En attendant qu'il se passe à nouveau quelque chose, certains Romanais ont préféré en faire un parking (un parking gratuit bien sûr !), d'autres un début de décharge (au fond à droite sur la photo)... Quant au promoteur, il va bientôt nous mettre une belle publicité très grand format pour essayer de nous vendre ses chers appartements...

Quant au tobogan, pas de nouvelles ;-)

mardi, 22 juin 2004

Quand l'art se tape la gueule contre les murs

Le logo du quadrimestriel romanais...
Le numéro 2 du Pète-en-gueule de chez nous est paru ! Consacré à l'art (avec une brève histoire de l'art public à Romans signée de l'incontournable Laurent Jacquot et un papier sur la politique de commande de sculpture de la municipalité par Fraternitas) et aux murs (avec une belle balade romanaise signée Thalia), le "quadrimestriel" Romanais est toujours servi par une mise en page impeccable !
Au détour d'un petit texte de Christine Mentior, on apprend que l'opération Parcours d'artistes devait à l'origine se dérouler sur les deux rives de l'Isère, mais que les 2 villes n'ont pas trouvé de terrain d'entente, comme d'habitude. Amusant, le thème du prochain numéro, sera consacré au "Pont".
Si c'est pour en créer un entre les municipalités de Romans et de Bourg-de-Péage, il y a encore sacrément du travail !

Des images du Carnaval !

Une photographie signée Joël Garnier - Ville de Romans
(c) Photographie de Joël Garnier - Ville de Romans, reproduite avec leur autorisation.

Par le plus grand des hasards, je découvre sur le site municipal les superbes photographies (une vingtaine) de Joël Garnier, photographe de la Ville de Romans, prises à l'occasion du Carnaval 2004, orchestré de main de maître par la compagnie de l'Elephant Vert. Une belle façon de découvrir ou de se souvenir.

lundi, 21 juin 2004

Musique

L'affiche officielle de la Fête de la musique
Programme romanais chargé pour cette soirée de Fête de la musique ! Déambulez dans les rues avec les percussions de Tribalatam, et arrêtez-vous :
- place Carnot, 19h30 : Phil Dance Music
- place Jacquemart, 20h : Luna del Sol et Eden Sing
- place Jean Jaurès, 19h : Just 1 Fish, Pink Rabbits love, Tequila, Spy of Death, O'Five, Moki, Dj Aribo (groupes locaux amateurs, rock, funk, metal, hiphop...)
- place Ernest Gailly, 20h : Le Duo Locaterre, 21h30, Froggy's Ceili Band
- place Jules Nadi, 19h : fanfares romano-péageoises, 20h30 Olivier Bombrun (trompette), Véronique Goudin (piano)
- place Fontaine couverte, 18h30, Tétard ville (jeune public), 20h Tamara, 21h30 Mounir Troudi
- rue Saint-Nicolas, 20h : Robert le Diable
- place du Chapitre, 19h : musiques méditerranéennes
- côte des Cordeliers, 21h : Idem (rock)
- place Maurice Faure, 19h : groupes locaux amateurs soutenus par la Cordonnerie
- rue Pêcherie, 19h : scène ouverte avec la Boucherie chevaline

Festival du Folklore : places à gagner !

Des places pour le Festival international du Folklore de Romans-sur-Isère sont à gagner, ici. Faut répondre aux 5 questions sans se tromper, bon courage, moi j'ai perdu ;-(.

jeudi, 17 juin 2004

Passe-livre, le bookcrossing romanais !

Dans la nuit du 1er juillet, la médiathèque La Monnaie va semer une centaine de livres sur toute la communauté de communes du pays de Romans dans des lieux publics couverts (gare, arrêts de bus, hall de lieux publics...). Ces formidables "cadeaux" laissés à ceux qui les trouveront ne sont pas offerts gratuitement. Les "récolteurs" auront pour mission d'en devenir lecteurs et de venir partager, sur un site internet dédié, leurs impressions de lecture... Puis, à leur tour, d'être passeurs et de continuer ainsi la chaîne afin que jamais elle ne se brise...

Ce phénomène, qui est né voici quelques mois aux Etats-Unis et qui touche désormais le monde entier, s'appelle également le "bookcrossing". Pratiqué essentiellement par des particuliers passionnés (comme ceux-ci) qui souhaitent partager leurs plaisirs de lectures, il est de plus en plus l'occasion, pour des institutions culturelles, de mener des actions en faveur du livre, très bien accueillies - comme c'est le cas de la bibliothèque municipale de Brest - décidémment, ces Brestois sont formidables !

A l'intérieur de chaque livre sera collé une étiquette avec un numéro d'identification vous invitant à vous connecter au site internet qui y est indiqué (Passe-livre.com) pour y signaler tout d'abord que vous avez découvert le livre, puis vos impressions de lectures, puis l'endroit où vous le libérerez à nouveau. Rien n'empêche d'ailleurs à d'autres Romanais de s'associer à l'opération et de profiter du 1er juillet pour démultiplier l'opération. Il suffit de s'enregistrer sur le site, d'indiquer le livre que l'on va libérer, puis d'imprimer l'étiquette adéquate et de noter le numéro identifiant qui y sera associé.

Les livres que La Médiathèque s'apprête à libérer ne sont pas encore tous entrés dans la base de données : pour l'instant, il n'y a que Zazie dans le métro, qui sera "libéré" à la gare de Romans. Vous pourrez dans quelques semaines aller voir la liste des livres qui s'apprêtent à être disséminés, si certains vous intéressent plus que d'autres vous pourrez ainsi vous mettre à l'affut ; où l'ignorer et faire confiance à vôtre bonne étoile.

Bravo en tout cas ! Pour ma part, j'ai préparé mes étiquettes et les 2 livres (celui-ci et celui-là) que je libérerai sont déjà sur mon bureau. J'espère que cette fois-ci j'aurais plus de succès qu'avec mon premier essai de passeur de livre ;-) !

Ah oui, une dernière chose : faut libérer des livres qu'on aime, pas ceux dont on veut se débarasser ! Le but de l'opération n'est pas seulement de donner des livres, mais bien d'échanger sur ceux-ci entre lecteurs.

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