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jeudi, 01 juillet 2004

Pourquoi les instruments de l'action publique sont-ils toujours soustraits du débat public ?

Comme à son habitude, Maurice Ronai, sur la liste de diffusion Temps Réels nous livre un très intéressant constat sur l'action publique.
Revenant sur des propos qu'il tenait dans cet article de Libération consacré à la politique marketing de Microsoft pour garder le marché du parc logiciel de la ville de Paris, il détaille :

La préparation du schéma directeur informatique de la ville de Paris n'a pas donné lieu a un processus ouvert de type "livre blanc" avec appel à commentaires... Alors que Bertrand Delanoé prône la démocratie participative et la met en oeuvre pour le le schéma d'urbanisme ou le schéma de transports collectifs... pour la construction de nouveaux équipements collectifs ou de logements, les élus socialistes sont attentifs à ce que racontent les associations... Pour les crèches, ils ne manquent pas de consulter les comités de quartier. Mais des qu'il s'agit d'informatique, il n'est plus question de democratie participative : la mairie considère que cela relève du "fonctionnement interne"
.

Dit autrement, les promotteurs de l'action publique la conçoive souvent sur une ligne de partage, avec d'un côté, l'action de la municipalité (urbanisme, transport, politique de l'enfance, environnement...), soumise au débat public et de l'autre les instruments de l'action (informatique municipale, équipements municipaux, formes et modalités de la communication publique...) soustraits au débat public.
Vous comprendrez bien évidemment, qu'il n'y a aucune raison de soustraire les instruments du débat : au contraire.

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