samedi, 29 janvier 2005

200 suppressions d'emplois à Romans

Si le chômage s'est stabilisé en France en 2004, s'il a baissé de 4,7 % sur le territoire romanais en 2004 (source ANPE), il est possible que les premières annonces de l'années marquent durablement les chiffres 2005.

On apprend ainsi dans le dernier Fil Rouge papier (le n°3 de janvier 2005 que vous retrouverez bientôt ici), que 200 suppressions d'emplois ont été annoncées sur le bassin romanais depuis le début de l'année : 76 chez Kélian, 70 chez Cegelec et une soixantaine aux transports Loriol.

mardi, 25 janvier 2005

Romans 2015

medium_actionmunicipale.jpgLa municipalité romanaise vient de publier une plaquette promotionnelle sur l'action municipale à mi-mandat (2001-2004), recensant une multitude de projets réalisées et en cours de réalisation. Cet inventaire à la Prévert sous forme de dictionnaire de projets est surtout un bel exemple d'autopromotion qui manque bien souvent de concret (c'est quoi exactement la gestion écologique des espaces verts romanais ? Le centre d'assainissement de l'eau est bien une réalisation importante, mais il ne résout pas tous les problèmes de l'eau à Romans et particulièrement leur prix...).

Bref, on regrettera surtout que cette communication fasse l'impasse sur les difficultés qu'il y a encore à résoudre : en donnant la part belle aux seuls succès, elle se coupe l'herbe sous le pied et paraît surtout trop belle pour être crédible. Contrairement à ce que dit Henri Bertholet, maire de Romans, dans la présentation : le document paraît plutôt comme une somme d'autosatisfaction que comme un document de cadrage sur ce qui a été fait et ce qu'il reste à faire.

Pourtant, sans faire mon mauvais coucheur, il est vrai que certaines réalisations méritent un coup de chapeau. D'autres pourtant, doivent encore faire bien des progrès. Je m'essaye à un classement incomplet et bien personnel, en partant de ce catalogue :

Les réalisations phares : La réfection du stade Guillermoz ou du Gymnase Roger François ; L'agenda 21 ; Le Carnaval ; le maintien de 3 cinémas en centre ville ; la programmation culturelle, riche, variée et abordable et la Démocratie participative. Malgré toutes les critiques qu'on pourrait émettre sur ce dernier sujet - notamment en étant surpris de constater des faits qu'on ne s'attend pas à trouver à Romans -, j'ai l'impression que celle-ci fonctionne relativement bien : beaucoup de réunions publiques sur de nombreux sujets, des collectifs de quartiers vivants et agissants... On sent que c'est là une vraie valeur pour la municipalité, mais elle ne semble plus vraiment savoir dans quelle direction la porter, comme le montre la réponse, inappropriée je pense, des mairies de quartier.

Les réalisations à améliorer :
- L'amélioration de l'habitat dans le centre ancien (et pas seulement) est une réelle nécessité, mais elle pose des questions aux romanais sur la continuité de la mixité sociale. Aujourd'hui, si Habitat Pays de Romans loge un foyer romanais sur 4, les efforts de construction, s'ils existent, ne sont certainement pas suffisants par rapport aux besoins et à l'extension urbaine de Romans qui renforce la pression du marché immobilier sur bien des ménages. Le développement urbain en tout sens, s'il est certes une marque de vitalité, est aussi une grande source d'inquiétudes.
- Le soutien aux associations est une force romanaise. Avec 3,2 millions d'euros de subventions pour 172 associations, il manque néanmoins une transparence totale et plus accessible sur les distributions et les résultats de celles-ci.
- Le succès de la Biennale de l'internationale est encore à démontrer pour les Romanais et le satisfecit du prix de l'Observatoire nationale de l'innovation publique me paraît bien maigre. Si l'échange international peut-être une vraie richesse pour Romans, il faut aussi qu'il soit accessible à tous, concrètement.
- Le Cnor
- La moderne crèche Dolto ouverte en 2004 a certes permis d'augmenter la capacité d'accueil des enfants de 60 % (elle permet d'accueillir 45 enfants), mais c'est dire si Romans part de loin. Aujourd'hui, le manque de capacité d'accueil est criant et très largement insuffisant. Ce n'est pas une spécificité romanaise d'ailleurs.
- Le développement économique se résume toujours aux mêmes images d'épinal (Marques Avenue, la FBFC, l'agro-alimentaire...) et repose sur des entreprises déjà existantes. Il manque incontestablement ici une action d'envergure vers les entreprises et particulièrement vers l'implantation de nouvelles entreprises, alors que Romans à de très nombreux atouts à jouer (proximité avec Paris notamment).
- L'eau : si le centre d'assainissement était réellement nécessaire, le prix de l'eau à Romans pose de vrais questionnements.
- Les espaces verts : c'est visiblement une nouvelle préoccupations municipale, mais il y a là bien des progrès à faire, notamment en donnant moins de place au minéral dans les projets urbains romanais, ce qui est pour l'instant loin d'être le cas.
- Les énergies renouvellables : l'opération "Coup de soleil" visant à encourager les particuliers à installer chez eux un chauffe-eau solaire n'a donné lieu qu'à 30 installations depuis juin 2004. Si l'action est louable, on voudrait surtout qu'elle se prolonge dans les administrations et entreprises locales en les sensibilisant et en les accompagnant dans des projets de développement durable.
- Les Fêtes : elles sont nombreuses à Romans, pour ma part, je regrette pourtant leur centralité : à quand des JeDisMusik à la Monnaie ou aux Ors plutôt que sur le seul centre ville ?

Les nouveaux projets :
- Le projet d'aménagement sur 3 ans des berges de l'Isère à l'Est et à l'Ouest de Romans.
- La Gare multimodale : visiblement, si je lis bien, Laetitia pourra bientôt descendre à la gare de Romans.
- Le projet Educatif Local ne se résume visiblement pas aux Pass'sport qui permettent aux enfants de passer des vacances sportives, mais il n'est pas bien éclairci par la plaquette.


Au passage, on constatera que certains projets semblent être tombés en désuétude puisqu'ils ne sont pas évoqués...

Pourtant, ce catalogue n'est pas l'information la plus intéressante de cette brochure. La municipalité annonce qu'elle lance une "démarche" Horizon 2015 et invite les citoyens à participer à la réflexion sur l'avenir de leur ville. Elle dévoile un ambitieux plan de consultation citoyennes pour les trois prochaines années avec deux premiers rendez-vous citoyens en mai et en octobre (ce dernier concernant le monde associatif).

La mairie en profite pour prendre le poul de la ville et demande par écrit aux citoyens de donner leur avis sur le bilan municipal en 4 grandes questions :

1) Quelles sont selon vous les réalisations les plus significatives de ces 3 dernières années ?
2) Quel regard portez-vous sur l'action municipale à mi-mandat ?
3) Pour les années à venir, quels sont les dossiers sur lesquels vos élus doivent prioritairement apporter une réponse ?
4) Selon vous, quels sont les projets à réaliser impérativement dans les années à venir ?

Je vous donne mes réponses prochainement. Mais vous me ferez par des vôtres aussi !

mercredi, 05 janvier 2005

Facture d'eau

Avec notre dernière facture d'eau on a reçu pour au moins... 2 ou 3 euros de paprasserie : un sur la qualité de l'eau, qu'on retrouvait jusqu'à présent chaque mois dans Romans Magazine et un autre sur le prix et l'utilisation de l'eau - tentant de nous faire comprendre par A + B que l'eau n'était pas chère (autant de renseignements de propagande commerciale qu'on trouve aussi sur le site de la Générale des Eaux).

Or, le mètre cube d'eau coûte 50 centimes d'euros de moins (2,16 euros le m3) de l'autre côté de l'Isère à Bourg-de-Péage, bien que nous soyons alimentés par la même source et par la même société d'exploitation.

Mais voilà, Bourg-de-Péage a pu récemment renégocier son marché de l'eau et imposer par la mise en concurrence une baisse à la Générale, pas nous ! En attendant, on surpaye. Ma facture pour les 6 derniers mois s'élève à 293,76 euros pour 99 m3 (sans abonnement). Elle n'aurait été que de 213 euros si j'avais habité de l'autre côté du Pont.

C'est pour quand déjà la fin du contrat qui nous lie à la Générale messieurs les conseillers municipaux ?

En tout cas, si vous ne savez pas comment faire de petites économies : faites disparaître toute cette paperasse qui est sensée allégée la facture.

Pour rappel, au total, en décembre 2004, le m3 est à 2,9673 euros (sans l'abonnement). En juillet 2004, le m3 était à 2,9185 euros. En décembre 2003, le m3 était à 2,7957 euros. Soit une augmentation de plus de 17 centimes d'euros le m3 en un an.

mardi, 12 octobre 2004

Le voile ne concerne pas les mamans (suite)

Depuis que notre bel exercice de démocratie participative a lancé le scoop, la presse locale et nationale suit :)) :

Lorsque Nabila, 27 ans, a été prévenue par la directrice de l'école maternelle de Romans-sur-Isère (Drôme) qu'elle ne pourrait pas conduire la classe de ses enfants à la bibliothèque, elle a bondi de colère.

Doute. «Je suis remontée comme jamais et prête à porter plainte. La loi ne concerne pas les parents. Ce qui me choque le plus, c'est que cette règle ne s'applique que dans les écoles classées REP [réseau d'éducation prioritaire]», dit-elle. Vrai et faux. Un courriel envoyé en juin par le chargé REP et politique de la ville à l'inspection académique de Valence a semé le doute dans la tête des directeurs d'école concernés. Extrapolant une déclaration du ministre de l'Education nationale précisant que les mères pouvaient accompagner leurs enfants à la maternelle dans la tenue de leur choix entre 8 h 30 à 9 heures, il a estimé qu'en dehors de ces horaires il fallait bannir le voile. D'où la position d'une directrice, un peu déboussolée : «J'applique la loi, j'interdis toutes les accompagnatrices voilées.» Jusqu'à ce que le rectorat, saisi peu après de l'affaire, reconnaisse, la semaine dernière, «un problème d'interprétation très local» et rappelle «clairement que la loi du 15 mars ne s'applique pas aux parents d'élèves».



Via Libération

jeudi, 07 octobre 2004

La Loi sur la laïcité ne concerne pas les mamans !

La loi sur la laïcité n'a pas été votée pour me plaire. Il n'empêche, qu'à ce jour, elle est clairement délimitée par le cadre législatif et par l'exposé des motifs de la loi.

Voilà que vendredi 18 septembre 2004, lors d'une réunion à l'école Paul Langevin de Romans-sur-Isère entre les partenaires du réseau des écoles prioritaires (REP) de Romans, il a été annoncé que les parents accompagnateurs devaient se soumettre à la loi sur la laïcité arguant du fait qu'ils relevaient du projet pédagogique et qu'ils étaient tenus de se soumettre à la loi, comme les autres personnels éducatifs.

Malgré notre enquête, l'origine de cette recommandation semble se perdre dans les méandres administratifs et les consignes non-officielles de l'Inspection d'académie de la Drôme et même du Rectorat. Joint par nos soins, le service de Presse du Rectorat a formellement démenti cette recommandation et nous a répété - à notre grand soulagement - que la loi sur la laïcité ne concerne pas les parents et que toute consigne contraire était fausse et malvenue.

En effet, une recommandation contraire sortirait largement du cadre de la loi, débattu et discuté, notamment avec des syndicats de professeurs, comme le soulignait déjà, avant l'adoption de la loi, le Syndicat national des écoles : "La circulaire préciserait que les fonctionnaires territoriaux seraient soumis aux mêmes obligations que les professeurs mais rien ne permettrait d'imposer ces règles à des parents, des bénévoles ou intervenants non fonctionnaires."

Il faut donc le rappeler clairement, à ce jour, les parents qui accompagnent leurs enfants à l'école, dans la cour ou dans la classe sont libres d'avoir la tenue qu'ils veulent. Les parents bénévoles qui accompagnent les enfants dans le cadre d'activités scolaires également : la loi sur la laïcité ne s'applique pas aux parents d'élèves !

Jusqu'à présent, les dérapages semblaient rares - à tout le moins c'est ainsi qu'on nous le présentait, même si un premier recours contre la loi vient d'être déposé, si plusieurs élèves ont refusé d'appliquer la loi et si des procédures de dialogues ont été engagées. En fait, si les cas d'enfants refusant la loi semblent circonscrits, il n'en est pas de même du zèle de certaines écoles à faire appliquer la loi au-delà de son cadre. A Romans, deux mamans accompagnant leurs enfants se sont vues refuser l'accès à l'enceinte de l'école parce qu'elles portaient un voile. Une autre s'est vue refuser sa participation comme accompagnatrice à une sortie scolaire avec la classe de son enfant...

Des dérapages ont déjà été signalés ailleurs. A Montreuil, le député-maire Jean-Pierre Brard (app-PCF), a rendu publique une lettre envoyée cet été aux directeurs d'école de la ville, rappelant que les accompagnateurs de sorties scolaires ne doivent pas "afficher leurs croyances". Un collectif local a été organisé pour s'opposer à cette directive municipale... A Fontenay-sous-Bois, une mère a été refoulée à la porte de l'école sous prétexte qu'elle portait un voile...

La Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE) rappelle que l'"exclusion de conseils d’école ou d’administration, ou de réunions diverses de mères portant un foulard" constitue "une attitude inadmissible et illégale qu’il faut dénoncer avec la plus grande fermeté". Concernant la participation aux sorties scolaires, la FCPE indique qu’en raison du flou juridique, "le ministère n’a pas tranché" mais tient à préciser qu’"aucune consigne écrite ministérielle n’a été donnée, contrairement à ce qu’affirment certains inspecteurs d’académie ou certains Directeurs d’école".

Si la loi s'applique aux parents accompagnateurs bénévoles, alors il faut que la loi l'indique clairement. Dans le cas contraire, il est anormal et injustifié que quiconque interprète la loi comme bon lui semble. Pourquoi vouloir aller au-delà de la loi justement dans le réseau des écoles prioritaires dont les partenaires accomplissent un travail de fond qui risque de mettre en doute l'ensemble du travail réalisé par chacun ?

A Romans, une pétition circule déjà entre les parents d'élèves des écoles REP. Signez-là !

Et parions que d'ici là, les recommandations officielles du rectorat se fassent clairement entendre.


D'autres informations : le dossier Laïcité de Vie-Publique.fr, celui de Dossier Familial, voir également Oui à la laïcité, non aux lois d’exception et Une école pour toutes et tous et cet excellent d'article ci.

lundi, 13 septembre 2004

Impossible de descendre à la gare de Romans Bourg-de-Péage !

Le 20 juillet dernier Laetitia voulait se rendre de Grenoble à Romans Bourg-de-Péage par le train. Mais voilà, Laetitia vit avec un fauteuil électrique...


"[...] J’ai acheté mes billets au départ et suis monté dans le train pour apprendre, une fois sur le trajet et à quelques minutes de l’arrivée en gare de Romans Bourg-de-Péage, que celle-ci ne disposait pas d’élévateur et qu’il me serait impossible de descendre à ma destination. On m’a expliqué que je n’avais pas d’autre choix que d’aller à Valence, m’assurant que de là-bas on me mettrait à disposition un transport qui m’emmenerait à Romans Bourg-de-Péage... ce dont je doutais très fort. Et en effet, une fois lâchée à Valence, votre personnel se riait de moi avec cette fausse information. Ce personnel semblait très peu gêné de la situation, critiquant le fait que je ne sois pas accompagné (merci mais je connais mon handicap et mon degré d’autonomie mieux qu’eux !) et me renvoyant la faute, à savoir que c’est à moi, usager, de connaître la liste des gares accessibles. Vous semblez vraiment mal supporter le handicap à la SNCF...

"Je suis rentré malgré moi à Grenoble, avec le soutien de la contrôleuse qui s’est vu répondre par l’employé qui m’avait monté dans le train :
"cette personne voulait monter dans le train, alors je l’ai montée ! je lui ai dit que peut-être Romans Bourg-de-Péage n’était pas accessible... je n’en savais pas plus, nous n’avons pas la liste".

"Comment votre personnel peut larguer une personne handicapée avec des "peut-être" ?!... Quel est la qualité de ce personnel s’il ne peut même pas indiquer avant le départ quelles gares sont accessibles et ne le sont ? Savez vous prendre réellement en charge les personnes handicapées - "à mobilité restreinte", comme vous aimez euphémiser admnistrativement... - ou n’est-ce qu’un argument de vente ?
[...]
"De plus, j’aimerais savoir en quoi vous choisissez arbitrairement de ne pas mettre un élévateur à cette gare de Romans Bourg-de-Péage ? Vous allez me parler de budget... j’entends le même argument depuis des années et il ne me suffit plus. Une petite gare comme Moirans a un élévateur, qu’attendez-vous pour Romans Bourg-de-Péage ? La politique du Conseil Général parle du soucis de rendre toutes les gares régionales accessibles, moi je viens de me cogner au mur des discours creux. Vos trains sont accessibles, il est impensable que vos gares le soient suivant votre bon-vouloir.
[...]
"Je pense à la gare de Grenoble qui détient plusieurs élévateurs manuels stockés et censés dépanner les éléctriques (ce qui n’est jamais fait), pourquoi ne pas en transférer une à Romans Bourg-de-Péage en attendant l’arrivée définitive d’un élévateur électrique ?...
[...]
"En l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées."


Extrait d'un courrier de mécontentement et d'une demande de remboursement adressés à l'agence régionale du service clientèle de la SNCF, 275 avenue de la Boisse, BP 926, 73009 Chambéry cedex, le 21 juillet 2004 et resté à ce jour (13 septembre 2004) sans réponse.

J'ajouterais bien : "Mais que fait le président du Conseil général et (ex)-maire de Bourg-de-Péage ?"

mardi, 07 septembre 2004

Immobilier romanais : à quel prix ?

Depuis l'ouverture de ce site, vous trouvez, dans la colonne de droite, des sites d'agences immobilières locales (des sites qui proposent des biens à la location ou à la vente, vous comprendrez que ceux qui ne proposent pas ce service minimum en ligne soient quelques peu exclus). Et c'est assez pratique comme service. Il y manque souvent des alertes simples (par e-mail par exemple), mais bon, on ne va pas faire le difficile.

[Ceci dit en passant, un agent immobilier qui ouvrirait un blog n'y aurait que des avantages. Il pourrait poster des photos facilement, il proposerait à ceux qui sont intéressés un fil d'info ou une alerte mail qui les prévient quand il entre un nouveau bien, etc.]

Depuis mon installation ici, je veille et visite. Comme beaucoup d'autres je souhaite modestement acheter un petit quelque chose pour mettre un toit sur ma famille plutôt que de jeter chaque mois mon argent par les fenêtres de ma location.

Comme beaucoup d'autres, le marché immobilier romanais ressemble à une espèce de bulle de tout et n'importe quoi. Alors que la pauvreté progresse sur Romans, les prix explosent et l'offre reste rare, malgré la folie constructiviste qui s'est emparée de Romans. Bien sûr, du fait de la rareté, des "fous" se précipitent sur tout et n'importe quoi et semble-t-il, parfois à n'importe quel prix - mais ils sont beaucoup plus rares que les agents immobiliers ne le laissent entendre. Comme le souligne le dossier Immobilier de L'Express : "Pour devenir propriétaire aujourd'hui, il vaut mieux être exagérément riche ou terriblement pauvre".

Cette longue expérience de recherche de logement me permettrait d'avoir beaucoup à médire sur les agents immobiliers (de Romans et d'ailleurs, car ils ne semble pas que d'être romanais, soit une tare particulière pour cette profession) : leur morgue, leur surcapacité à prendre les acheteurs pour des gugusses, leur incapacité presque chronique a rappeler un client potentiel... - Je m'arrête là, sinon je vais perdre mon sang froid ;-).

Mais ce n'est pas de cela dont je voulais parler.

Je tenais juste à ouvrir une discussion sur le prix du m2 romanais. On a vu que dans un programme neuf en plein centre ville, le promotteur proposait des appartements à presque 2 000 euros du mètre carré (mais est-ce vraiment le prix auquel il va vendre ses appartements de grand standing ?). Si l'on en croit ce vieux dossier de L'Express, le prix du mètre carré dans de l'ancien est passé à 876 euros en 2003 (augmentation de 25 %). Aujourd'hui, selon le nouveau dossier immobilier de L'Express, il faudrait compter 921 euro du mètre carré pour un appartement ancien à Romans (+ 5%). De l'ancien habitable s'entend. Pour de la ruine, cela devrait encore descendre plus bas. (Dommage, le magazine ne donne pas de prix moyen pour du neuf...).

Au passage, L'Express évoque encore notre ville en signalant le prix moyen à la location, qui serait en train de se tasser un peu (1 pièce 246 euros ; 2 pièces 316 euros ; 3 pièces 430 euros ; 4 pièces 567 euros).

Pour terminer et pour conclure, rappelons que peu de bien se vendent aux prix auxquels ils sont affichés et que des rabais très importants sont plus courants qu'on ne le croit. Que rares sont les biens qui partent très rapidement - hormis ceux qui sont affichés dès le départ au juste prix, mais ils sont rares. Il faut dire que pour l'essentiel des ménages, emprunter plus de 120 000 ou 140 000 euros devient bien souvent difficile.

En attendant, si vous avez des opinions, des expériences sur le prix du mètre carré à Romans, allez-y de votre commentaire.
Mesdames et messieurs les agents immobiliers, vos clients vous écoutent !

vendredi, 03 septembre 2004

Immobilier romanais : 700 logements en cours de construction

Dans son dernier numéro (n°2748, 2 septembre 2004), L'Impartial revient sur l'explosion immobilière romanaise. Avec 350 permis de construire délivrés en 2003 et 360 délivrés depuis le début de l'année 2004, Romans se transforme à la vitesse d'un cheval au galop. Ce sont plus de 700 logements qui sont en cours de construction entre nos murs.

Les changements les plus impressionnants concernent l'ouest de la ville, entre la route de Tain-L'Hermitage et l'Isère, au quartier des Coquillards où 200 maisons sont en constructions. Mais également, route de Saint-Donat (55 maisons prévues), avenue Duchesne sur l'ancien terrain des tanneries Robert et derrière la gare de Romans à deux pas du centre ville. Outre les lotissements, les résidences de standing ne sont pas en reste. Ni le secteur social : Habitat pays de Romans pilote la rénovation de La Monnaie (à l'Est) et de quelques immeubles (une petite centaine de logements en tout).

L'explosion de ces lotissements à perte de vue pose bien sûr des problèmes d'urbanismes et d'équipements que la ville doit circonscrire. Néanmoins, il me semble surtout qu'ils vont provoquer de nouveaux déséquilibres profonds entre l'Est/pauvre, le Centre, le Nord et l'Ouest/riche de la ville. Sans compter que ces programmes de lotissements m'inquiètent : aujourd'hui, parcs à CSP+, que deviendront-ils dans 20 ans ? Ces quartiers, sans mixité sociale, ne vont-ils pas continuer à aggraver le fossé entre l'Est et l'Ouest de Romans ? Ces quartiers de petites maisons identiques et uniquement résidentielles ne vont-ils pas plutôt renforcer les mouvements pendulaires et continuer à engorger le centre ville ?...

Bien sûr, ces opérations vont être un succès commercial. Mais en attendant, et sous d'autres formes, on continue le même type de politiques qu'hier : hier, on faisait accéder à la propriété ou à la location de nouveaux publics dans des tours d'immeubles. Aujourd'hui, on leur réserve des lotissements individuels. Pour ma part, je crois qu'on est seulement passé d'une politique de construction verticale à une politique de construction horizontale qui risque de donner les mêmes résultats dans 30 ans.

Même si on en prend soin, comme c'est le cas de la Cité Jules Nadi (dans l'Est Romanais), qui a récemment été restaurée.

samedi, 21 août 2004

Le squat romanais !

A peine apprenait-on l'ouverture d'un squat à Romans (via Squat.net et Google Actualité bien sûr), qu'on apprend que ces mêmes occupants - de la maison du Daru, impasse du Daru - sont menacés d'une expulsion imminente. Une fête de soutien est organisée dimanche 22 août à 12 heures...

Quelqu'un nous en dit plus ?

mardi, 18 mai 2004

Les machines à voter Nedap en question

Les machines à voter Nedap ne sont pas un "cap pour la modernisation" mais un pas en arrière pour la démocratie

Les machines à voter qu’utiliseront les Péageois pour les élections européennes du 13 juin prochain, comme quarante autres villes françaises (Bourg-de-Péage n'est pas encore dans la liste établie par le ministère, mais un nouveau décret doit prochainement être publié pour signaler de nouvelles villes autorisées), posent problèmes aux tenants de la démocratie. Ce qui pourrait être "un cap pour la modernisation", comme s'en félicitait Jean-Félix Pupel, maire de Bourg-de-Péage dans L'Impartial du 13 mai 2004, ne risque-t-il pas surtout d'être un piège pour la démocratie ?

Bien qu'autorisées et validées par le ministère de l'Intérieur - qui n'est pas à l'abri des erreurs -, les machines à voter Nedap, du nom de leur fabricant Néerlandais, présentent, par plusieurs aspects, des absences de fonctionnalités qui ont déjà fait réagir de très nombreux citoyens et associations.

Parmis les griefs qui sont reprochés à ces machines notons qu'elles :

- ne fournissent aucune trace papier d'un vote permettant à l'électeur d'avoir l'assurance que la machine a enregistré son vote correctement et à la collectivité de procéder à un décompte manuel en cas de contestation. Alors que cette fonction de double impression aurait dû être exigées dans les spécifications des machines homologuées.

- sont, dans l’immense majorité des cas, des boites noires. Comme le dit François Nonnenmacher : "Au contraire du système électoral français traditionnel, qui est non seulement transparent mais placé sous la surveillance de simples citoyens comme vous et moi, il est impossible à un citoyen de connaître le fonctionnement “intime” de ces machines. Certains pensent que c’est une garantie contre les fraudes, je fais partie de ceux qui pensent que c’est au contraire du pain bénit pour les fraudeurs. La machine à voter est le parfait exemple de technologie qui devrait se conformer aux principes de l’open source, avec une totale transparence du code et de l’architecture technique." […]

- sont à l'origine déjà de nombreux incidents de comptabilisation aux Etats-Unis notamment. En Irlande, la commission chargée d'évaluer le système Nedap a anoncé dans un rapport (.pdf) qu'elle ne pouvait garantir la fiabilité de ces machines et le respect du secret du vote et ont donc été rejetées par les autoritées Irlandaises.

Face à ces incertitudes, de nombreuses questions restent en suspends auprès des pouvoirs publics et dans ce dossier, visiblement validé trop rapidement par les autorités françaises, les citoyens sont en droit de s'interroger et de s'alarmer de l'absence de transparence qui entoure ces machines. Nous ne participerons donc pas à l'admiration technologique béate, sans poser la question du respect des exigences démocratiques que tout citoyen est en droit d'attendre et qui ne sont pour l'instant pas remplies.

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